Lithothérapie- L’homme et la pierre, le plus vieux couple de l’humanité

Lithothérapie- L’homme et la pierre, le plus vieux couple de l’humanité

  L’HOMME ET LA PIERRE, LE PLUS VIEUX COUPLE DE L’HUMANITÉ

 

 

En vérité, la lithothérapie est tout simplement indissociable de l’histoire humaine, et l’histoire de la lithothérapie commence avec notre propre histoire. Les Hommes se sont toujours servis du pouvoir des pierres pour se soigner. Bien avant l’apparition des formes de médecine moderne, les premiers Hommes utilisaient les pierres dans tous les aspects de leur vie quotidienne.

 

Les premiers hommes ne comprennent pas encore comment fonctionne la lithothérapie, mais ils utilisent déjà des pierres, qu’ils prient comme des divinités, pour améliorer leur fertilité, augmenter leur force ou améliorer leurs réflexes. Cette pratique prendra des aspects plus scientifiques avec l’émergence de grandes civilisations, et notamment la civilisation égyptienne.

 

De nombreuses civilisations, notamment les Mayas, les Aztèques et autres civilisations d’Amérique du Sud perçoivent les vertus médicinales des pierres. Mais, c’est bien l’Égypte Antique, civilisation incroyablement en avance, qui considéra la première l’usage des pierres à des fins médicales comme une science. En plus des Egyptiens on retrouve l’utilisation des pierres et surtout des cristaux chez les chamanes d’Océanie, d’Amérique du sud, du nord, d’Afrique et d’Australie qui ont intégré les pierres comme objets de relation entre l’homme et le divin. Les chamans amazoniens en particulier considèrent que les esprits peuvent se matérialiser dans des cristaux de quartz et devenir visible.

 

Dans l’Égypte Antique, les médecins sont des guérisseurs qui soignent le corps et l’esprit.

Ces médecins vont alors s’intéresser au symbolisme des pierres et des couleurs, et développer de nombreuses techniques basées sur l’application des pierres sur le corps. Voici une liste non exhaustive de leurs utilisations des pierres :

 

LA MALACHITE : Le médecin Imhotep avait constaté que cette pierre était salutaire pour les yeux. On broyait des excréments de vache avec de la malachite et on appliquait cette pommade quatre fois par jour en compresse sur les yeux malades. On croyait également que le cuivre contenu dans la pierre avait le pouvoir de guérir le choléra, l’asthme et les maux de dents. L’usage de la malachite dans le maquillage des yeux a été reconnu efficace pour atténuer l’éclat des rayons solaires.

 

LE LAPIS-LAZULI : symbolise les yeux du Dieu. Cette pierre avait des qualités curatives et calmantes.

 

L’AMETHYSTE : Cette pierre était fréquemment utilisée dans les bijoux funéraires.

 

CRISTAL DE ROCHE : Les Egyptiens plaçaient sur le front des morts un morceau de cristal. Ce cristal était censé aider l’âme à ne pas se perdre et à trouver son chemin sur la route de l’au-delà.

 

HEMATITE : Une sorte de collier en hématite était souvent posé sous le cou de la momie pour protéger le repos du défunt.

 

CORNALINE : Dans l’image ci-dessous on observe deux amulettes, taillées dans une pierre orange appelée cornaline. Ils se portaient comme des pendentifs grâce au petit orifice situé en haut. Dans le cas de ce pendentif la couleur orange-rouge de la cornaline rappelant le sang, était censée apporter énergie et pouvoir à l’amulette.

 

Ce sont ces recherches sur l’utilisation des pierres dans l’Egypte ancienne, qui vont faire passer la lithothérapie du statut de culte religieux au statut de pratique médicinale.

 

Les connaissances Égyptiennes vont alors influencer les grecs, et surtout les romains. L’effondrement de l’empire Romain marque un terrible recul des connaissances scientifiques.

 

Au moyen âge, c’est chez les savants arabes que la lithothérapie réapparaît. Si, en Europe, la science a fortement reculé après l’effondrement de l’empire Romain, l’empire Ottoman, lui, est très puissant et bénéficie d’une science et d’une médecine avancées. Ce sont donc les savants Arabes qui vont travailler sur le sujet de la lithothérapie, gardant jalousement les secrets ainsi acquis. Durant cette période, ils perfectionnent la classification des pierres et poursuivent les travaux des scientifiques de l’Égypte Antique sur le symbolisme des couleurs, tout en profitant des savoirs traditionnels indiens, notamment issus de la philosophie Bouddhiste et Hindouiste autour des chakras.

 

En Europe, la médecine par les pierres restera donc inexplorée, ou de façon très confidentielle jusqu’à la renaissance. Avec l’arrivée de la Renaissance, les recherches scientifiques s’accélèrent et l’Europe redécouvre la lithothérapie. L’empire Ottoman n’étant plus une menace pour l’Europe, les scientifiques des deux cultures se rapprochent et certains savants Européens se voient révéler les secrets des découvertes scientifiques jusqu’ici jalousement gardés par les savants Arabes.

 

Le soin par les pierres connait alors de grandes avancées et fera partie intégrante de la médecine, poussé, entre autres, par Nicolas Lemery, le médecin de Louis XIV, qui créa les bases de la pharmacie moderne, mais dont les travaux seront aussi initiateurs de l’homéopathie.

 

Malheureusement, c’est également la Renaissance qui voit disparaître presque entièrement la lithothérapie. Pour des questions relevant essentiellement de lutte de pouvoirs politique et financier, la médecine dogmatique de l’époque rejette totalement les formes de médecines plus anciennes pourtant fortes de millénaires d’études et de bon sens populaire. Il faudra alors attendre plusieurs siècles pour que la lithothérapie redevienne une véritable discipline. Il semblerait que Edgar Cayce soit la première figure connue à parler au début du 20ème siècle des bienfaits et des vertus curatives des pierres.

 

C’est néanmoins dans les années 1970 que la lithothérapie commence à réapparaître et se forme en véritable discipline. À partir de cette époque, les techniques modernes sont utilisées pour reconstituer l’histoire de la lithothérapie et retrouver une partie de ces savoirs oubliés. Le savoir sur les pierres et les cristaux proviennent des précurseurs du mouvement new âge à la fin du second millénaire. Plus récemment, les frères Curie (Pierre et Jacques) auront eu le temps d’étudier le quartz et de découvrir les principes de la piézo-électricité qui expliquent en partie (comme l’effet piézoélectrique) la qualité « vibratoire » de certains minéraux. Ils montrèrent tout simplement comment un quartz vibre quand on lui envoie un courant électrique et comment a contrario il produit un courant électrique quand il est soumis à un mouvement. Un principe de base qui s’applique à beaucoup de pierres. Grace à cette découverte, les technologies modernes se sont approprié les qualités des pierres dans les objets du quotidien. Comme par exemple on retrouve du quartz dans les montres et dans les ordinateurs.

un diapason de quartz dans une montre

 

Ces connaissances se sont progressivement enrichies pour créer une discipline complète et gagner petit à petit les faveurs du grand public, et atteindre l’engouement que l’on connaît aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Géraldine



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